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Guide complet pour étudier l'odontologie à Besançon
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Guide complet pour étudier l'odontologie à Besançon

Gordon 10/03/2026 20:10 10 min de lecture

L’engagement en odontologie ne se mesure pas à la quantité de matériel stérilisé ou au nombre de miroirs buccaux manipulés. C’est une immersion totale, mentale et émotionnelle, dans un parcours où chaque étape filtre les vocations. À Besançon, voir des étudiants brillants buter sur un classement, alors qu’ils ont tout sacrifié pour intégrer l’UFR Sciences de la Santé, rappelle une vérité dure : la sélection ne fait pas de sentiment.

Le parcours académique à l'UFR Sciences de la Santé

À l’Université de Franche-Comté, l’accès aux études de santé repose sur deux voies possibles : le PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) ou la L.AS (Licence avec Accès Santé). Les deux permettent de candidater à la première année commune aux études de santé, mais avec un positionnement différent selon le profil de l’étudiant. Le PASS est entièrement dédié à la préparation du concours, tandis que la L.AS combine un tronc commun de santé avec une licence classique - une option rassurante pour ceux qui souhaitent garder une porte de sortie académique en cas d’échec.

La porte d'entrée : PASS ou L.AS

Le concours d’entrée est redouté, non pas pour sa complexité technique, mais pour son caractère impitoyablement sélectif. Chaque année, des dizaines d’étudiants postulent pour une poignée de places - environ 42 places selon les données publiques récentes. Le classement final détermine non seulement l’admission, mais aussi l’ordre de choix des spécialités à venir. Même un écart de quelques points peut signifier l’exclusion, ou au contraire, l’accès à un cursus convoité.

L’exigence théorique et pratique

S'engager dans ce cursus exige une rigueur constante, car les études dentaires demandent un investissement personnel et académique de premier ordre. Le cycle préclinique, qui s’étale sur les deux premières années, alterne cours magistraux, travaux dirigés et séances de manipulation sur modèles. L’anatomie dentaire, la biomatériaux, la pathologie buccale : chaque matière impose une précision quasi chirurgicale. Rien n’est laissé au hasard - la moindre erreur sur un modèle en plâtre peut coûter des points à l’évaluation.

L’intégration au CHU de Besançon

À partir de la troisième année, place à l’hôpital. C’est ici que l’enseignement théorique se traduit en actes réels, sous la supervision des praticiens enseignants du CHU Jean-Minjoz. Le Centre d'enseignement et de soins dentaires (CESD) devient le terrain d’apprentissage principal. Les étudiants prennent en charge des patients réels, encadrés à chaque geste. Ce passage du mannequin au fauteuil clinique est souvent décrit comme un “choc formateur” - une bascule entre l’apprentissage simulé et la responsabilité médicale.

Les grandes étapes de la formation odontologique

Guide complet pour étudier l'odontologie à Besançon

Le cycle court ou long

Le cursus menant au diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire est long et progressif. Il se divise en trois grandes phases, dont les durées varient selon le choix de spécialisation. Voici un aperçu des cycles principaux :

📘 Nom du cycle⏰ Durée habituelle🎯 Objectifs pédagogiques✅ Validation demandée
DFGSO (Diplôme de Formation Générale en Sciences Odontologiques)3 ansFondamentaux théoriques et précliniquesValidation des connaissances de base
DFASO (Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Odontologiques)3 ansPratique clinique supervisée et spécialisation progressiveAccès à l’exercice libéral ou à l’internat
Troisième cycle (court ou long)2 à 4 ansSpécialisation avancée (ex : orthopédie, parodontologie)Thèse et examen de fin de cycle

L'immersion clinique au Centre d'enseignement et de soins dentaires

La prise en charge des patients

Le CESD n’est pas un cabinet lambda. C’est un lieu où la pédagogie prime, mais où les patients viennent réellement soigner leurs dents. Sous la surveillance rapprochée d’un praticien titulaire, l’étudiant apprend à poser un diagnostic, rédiger un plan de traitement et réaliser des actes comme des soins d’odontologie conservatrice ou des prothèses élémentaires. L’enjeu ? Gagner en confiance tout en respectant les protocoles stricts d’asepsie et de traçabilité.

L’apprentissage de l’endodontie

Une des compétences les plus exigeantes enseignées à Besançon est la pratique de l’endodontie. Travailler à l’intérieur d’un canal radiculaire, mesurer quelques dixièmes de millimètre, maîtriser les instruments de micro-mécanique - tout cela demande une main sûre et une concentration absolue. Les étudiants passent des heures à s’entraîner sur des dents extraites ou des simulateurs avant d’intervenir sur un patient vivant. L’erreur, ici, n’est pas une option : elle peut entraîner une infection ou une perte de dent.

Devenir autonome au fauteuil

Le passage de l’étudiant dépendant au praticien autonome est progressif. La première intervention réelle sur un patient - même pour un simple détartrage - reste un souvenir marquant. Certains décrivent un mélange de peur et d’excitation. Mais c’est aussi le moment où l’on réalise que la technique, aussi maîtrisée soit-elle, doit s’accompagner d’un sens du contact humain. Savoir rassurer, écouter, adapter son discours : des qualités qui ne s’apprennent pas dans un livre, mais dans la réalité du fauteuil.

Vie étudiante et environnement bisontin

Le campus de la Bouloie, où est implantée l’UFR Sciences de la Santé, offre un cadre de travail calme et bien équipé. Les étudiants en odontologie côtoient ceux de la filière médicale, ce qui favorise une culture pluridisciplinaire. La proximité entre le campus, le CHU et les logements étudiants est un vrai atout - moins de temps perdu en trajets, plus de temps pour réviser ou se ressourcer. Besançon, ville à taille humaine, allie dynamisme urbain et accès rapide à la nature. Ce cadre, souvent sous-estimé, joue un rôle non négligeable dans la gestion du stress pendant les années de formation.

La région Franche-Comté, par ailleurs, manque encore de praticiens en zone rurale. Cela ouvre des opportunités pour les jeunes diplômés souhaitant s’installer en libéral. De plus, le réseau d’anciens étudiants est actif, facilitant les passerelles entre formation et insertion professionnelle.

Les piliers de la réussite pour le futur chirurgien-dentiste

La gestion de la charge de travail

Le rythme est intense : cours le matin, TP l’après-midi, révisions le soir. Sans une organisation rigoureuse, l’étudiant peut vite être submergé. Voici les cinq qualités clés pour traverser ce marathon sans y laisser sa santé mentale :

  • 🧠 Résilience : rebondir après un mauvais classement ou un geste manqué
  • Precision manuelle : capacité à reproduire des mouvements fins et reproductibles
  • 👂 Écoute active : comprendre le patient au-delà de ses symptômes
  • 🔍 Curiosité scientifique : se tenir à jour face aux évolutions des techniques
  • ⚖️ Sens de l’éthique médicale : poser des actes justes, même quand personne ne regarde

Le développement de l'empathie

Un bon dentiste n’est pas seulement celui qui fait le meilleur scellement. C’est celui qui fait venir le patient en pleurant de peur, et qui le renvoie en souriant. Cette dimension humaine, souvent négligée dans les préparations, est pourtant au cœur du métier. Savoir adapter son discours à un enfant, rassurer un adulte angoissé, ou accompagner un patient âgé - c’est du concret, pas du décoratif.

Anticiper l'installation professionnelle

À la fin des études, deux voies s’offrent : l’internat hospitalo-universitaire (cycle long) ou l’exercice libéral dès obtention du diplôme (cycle court). Dans le Doubs, de nombreux cabinets recherchent des remplaçants ou souhaitent transmettre leur activité. Les étudiants avisés commencent à tisser des contacts dès la quatrième ou cinquième année. Et devinez quoi ? Ceux qui ont fait leurs stages dans la région ont souvent un pied dans la porte.

Les questions de base

Est-il possible d'utiliser un microscope opératoire dès les premières années de pratique ?

L’accès au microscope opératoire est progressif. Il est principalement utilisé en fin de cursus ou en internat, notamment pour les gestes d’endodontie complexe. En début de cycle clinique, les étudiants s’entraînent d’abord avec des loupes binoculaires, qui offrent déjà un bon niveau de précision.

Comment se passe le premier contact réel avec la bouche d'un patient ?

Le premier contact est encadré par un praticien enseignant. L’étudiant commence généralement par des actes simples comme l’examen buccal ou le détartrage. L’anxiété est normale, mais l’environnement pédagogique est conçu pour rassurer à la fois le patient et l’étudiant.

Quelles sont les démarches pour obtenir sa thèse après les 6 ans de cursus ?

À la fin du cursus, chaque étudiant doit rédiger et défendre une thèse expérimentale ou bibliographique en odontologie. Elle est validée par un jury universitaire et est nécessaire pour l’obtention du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire.

Quelles sont les obligations de service public lors de l'internat ?

Les internes en odontologie sont des agents contractuels du service public hospitalier. Ils doivent accomplir une partie de leur formation dans des établissements publics, sous la responsabilité d’un maître de stage, et respecter les obligations de présence et de secret médical.

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